Heinrich Piffl Werbezirk (1908 – ? )

 au Neues Stadttheater de Teplitz-Schönau en 1932-33

Heinrich Piffl Werbezirk, né à Vienne en 1908, était le fils de la célèbre comédienne Gisela Werbezirk et de son mari Hans Piffl. Acteur et chanteur, il obtint auprès de Fritz Kennemann son premier engagement annuel au Neues Stadttheater de Teplitz-Schönau, pour les petits rôles de comédie et d’opérette de la saison 1932-33. Il parut notamment, en début de saison, dans Die Zirkusprinzessin (Kalman), Blume von Hawaï (Abraham) et Eine Frau, die weiss was sie will (O. Straus), mais ne fut guère apprécié de la critique. Il obtint l’autorisation de partir pour Berlin dès décembre 1932 et y trouva un engagement pour une pièce. Heinrich Piffl Webezirk fut cependant chassé de son théâtre berlinois en février 1933 (au lendemain de l’incendie du Reichstag), pour cause de mère juive. Il se rendit alors en Autriche où il s’engagea, à Vienne, dans l’action politique contre l’extrême-droite. Il dut, comme ses parents, quitter Vienne à la veille de l’Anschluss. Mais tandis que ses parents gagnaient Prague, il se rendit à Rome pour participer à un film. Il y fut arrêté par la police de Mussolini mais libéré et expulsé sur intervention de l’ambassade de Tchécoslovaquie. Heinrich Piffl Werbezirk s’exila aux Etats-Unis en 1938. Il monta sur les planches à Broadway, en 1940, dans la Revue Reunion in New York, de Geoge Abbott, sous le nom d’Henry Peever, nom qu’il conserva lorsqu’il prit la nationalité américaine. Il devint ensuite chauffeur de taxi à Los Angeles, où il écrivit aussi sans grand succès des scénarios pour Hollywood. En 1942, il s’enrôla dans l’armée américaine pour combattre le nazisme en Europe.

 

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